La demande pour l'éducation financière augmente en Suisse romande — mais l'offre reste dispersée, et souvent mal adaptée à qui part de zéro. Voici un panorama honnête de ce qui existe aujourd'hui, pour vous aider à choisir en connaissance de cause.
Les formations en ligne
Plusieurs instituts suisses proposent des formations 100% à distance, avec vidéos et modules à son rythme. C'est un format flexible, souvent certifié (EduQua notamment), qui convient bien à qui préfère apprendre seul et n'a pas besoin d'échanger en direct. La contrepartie : aucun retour personnalisé pendant l'apprentissage, et une matière qui reste théorique tant qu'elle n'est pas mise en pratique avec d'autres.
Les coachings réservés aux femmes
Une partie importante de l'offre — notamment plusieurs programmes francophones bien établis — cible spécifiquement un public féminin, souvent en ligne, avec un accompagnement par coaching individuel ou en communauté. C'est une réponse légitime à un vrai constat : les femmes investissent statistiquement moins que les hommes, pour des raisons souvent plus culturelles que financières. Mais cela laisse un pan entier du public sans offre équivalente — et prive les groupes mixtes des échanges entre profils différents.
Ce qui manque : un format mixte, en présentiel, à Genève
Peu d'offres combinent les trois éléments qui font souvent la différence pour bien apprendre un sujet qui fait peur : le présentiel (échanger en direct, poser ses questions sans écran), un groupe restreint et mixte, et une méthode construite sur les principes éprouvés des grands investisseurs long terme — Buffett, Dalio — plutôt que sur des recettes marketing.
C'est précisément l'angle de l'atelier "Investir sans jargon" : un groupe de 8 à 10 personnes, hommes et femmes, entrepreneurs et salariés, qui se retrouvent en soirée à Genève pour apprendre ensemble — animé par quelqu'un qui a travaillé en gestion de fortune avant d'enseigner.